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Le magazine particuliers

Vacances : envoyer votre enfant en “colo”

Aventure scientifique, séjours linguistiques, sportif, à thème… le marché de la colonie de vacances ne manque pas de variété et près de 1,3 million d’enfants en 2011 ont profité de la formule, dont 900 000 pour la seule période estivale.

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Des avantages pédagogiques

La colonie de vacances n’est pas uniquement un palliatif pour parents qui travaillent et ne savent pas quoi faire de leurs enfants pendant les vacances scolaires. Envoyer son enfant en colonie, c’est aussi lui offrir le cadre idéal pour se faire de nouveaux amis. Par ailleurs, les colonies contribuent à l’apprentissage de la vie en communauté, au respect de l’autre, et ces vacances loin des parents participent au développement de l’autonomie et à la construction de la personnalité. Enfin, elles leur permettent de pratiquer des activités auxquelles ils n’auraient pas eu accès en temps normal. De fait, bien que souvent réticents au départ, la majorité des enfants reviennent enthousiastes, riches de nouvelles connaissances et de nouveaux amis.

Un cadre législatif plus contraignant, des prix plus élevés

Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne d’octobre 2010 ayant estimé que le contrat d’engagement éducatif n’était pas conforme à la législation européenne du travail, au titre que les moniteurs fournissaient un nombre trop important d’heures travaillées, l’existence des “colos” a semblé un temps menacée. En réponse, un décret publié le 26 avril dernier au Journal officiel légifère sur la répartition du temps de repos des moniteurs et valide le repos compensateur de 11h par 24h. Toutefois, les associations et fédérations de centres de vacances s’inquiètent de cet aspect réglementaire assez peu compatible avec la vie du séjour et le projet pédagogique, et espèrent qu’une prochaine loi permettra de préserver la spécificité de la réglementation française. De plus, cette réforme va entraîner une augmentation de 15 à 20% du prix des séjours, qui se situent actuellement autour de 450 € la semaine. Une hausse significative, particulièrement pour les ménages qui ont plusieurs enfants à envoyer en colonie, et dont on ignore si elle pourra être compensée par des aides sous forme d’allocations, de chèques vacances, etc. émanant de la CAF, du conseil régional, de la commune, ou des comités d’entreprise.

Bien choisir sa “colo”

Les organisations ne cessent d’enrichir leurs catalogues de mille et une activités nouvelles pour séduire des générations d’enfants férus de rafting, de cheval, de surf, golf, VTT, sans oublier les séjours culturels et linguistiques. Le choix ne manque pas. Quelques conseils cependant : si votre enfant a une passion, c’est le moment de lui permettre de l’exercer, il partira ainsi plus facilement ; prenez le temps de comparer les prix en vérifiant que tout est compris, notamment le transport ; contrôlez le sérieux de l’encadrement (chaque sport obéit à des conditions d’encadrement, de qualification et d’organisation spécifiques prévues par la loi) et des installations (équipements, hébergement, etc.) ; enfin, le bouche à oreille fonctionne plutôt bien dans ce domaine, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre entourage.

Plus d’info

Brochure sur les aides de la CAF : http://www.caf.fr/web/Web441.nsf/09...

http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

© Uni-éditions – Marie Varandat – mai 2012

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© Crédit Agricole 2011